Commune de Lutter
 Commune de Lutter

 

 

Notre forêt

 

 

Agent de l'ONF : PUZIN Pauline                                           Tél. O3 89 40 33 01 - 06 34 49 98 55

Couriel : pauline.puzin@onf.fr

 

 

 

Un peu d’histoire

 

 

La forêt faisait partie des biens attachés au baillage de Ferrette, donné à Mazarin par Louis XIV. Les habitants de la commune partageaient certains droits avec le seigneur, droit de pannage, marnage, affouage.

Par arrêté du Conseil d’Etat du Roi en date du 29 octobre 1768, le village de Lutter obtint 221 ha 77 ares.

Pendant la Révolution, la donation de Louis XIV fut révoquée et les droits d’usage abolis en 1792. Les 17 bans communaux revendiquèrent la propriété complète des forêts, mais le tribunal d’Altkirch maintint le partage et substitua la propriété de l’Etat à celle des Mazarins.

Par ordonnance royale du 7 mai 1828, la propriété forestière en provenance de la forêt indivise fut définitivement acquise à la commune.

Par acte en date du 26 janvier 1884, la commune agrandit sa forêt par l’achat à la famille Castex des bois des cantons Calmis et Plattenwald pour une superficie de 104 ha 67 ares.

La forêt a ainsi été constituée dans son état actuel il y a plus d’un siècle.

 

 

Facteurs écologiques

 

 

                                                                                                 La forêt se situe en rive droite de l’Ill, son altitude varie de 430 à 670 m avec une altitude moyenne de 560 m.

La plus grande partie du massif s’appuie sur l’anticlinal du Glaserberg qui s’ouvre sur la dépression de Wolschwiller. De nombreux vallons découpent la forêt et constituent des versants abrupts à expositions très diverses, parfois sud donc très chaudes.

Le confinement des vallons assez étroits permet de garder une certaine fraîcheur, très propice au sapin. La plus grande partie de la forêt se situe sur des plateaux ou des versants à faible pente.

La parcelle 24 du canton Noll est isolée du reste du massif et se situe au nord est du village dans la plaine à 420 m d’altitude.

Le climat est semi-continental avec une température moyenne de l’ordre de 9,0°C.

Les précipitations moyennes sont de 1058 mm/an.

Les vents de Sud –Ouest et d’Ouest peuvent y être violents et causer des chablis dans les peuplements exposés ( 1990 et 1999 ).

La pluie verglacante de 1978 a causé des dégâts dans les perchis et dans les houppiers des grands arbres.

Le sous- sol est constitué de roches calcaires du jurassique supérieur avec des calcaires massifs et des marnes ainsi que des formations résiduelles et éboulis du quaternaire.

Les sols de la forêt sont de profondeurs très variable selon leur position topographique ou de la plus ou moins grande facilité d’altération de la roche mère.

Dans l’ensemble, la forêt repose sur des sols à bonne potentialité forestières les zones peu productives sont peu nombreuses.

On peut noter une part importante de station de hêtraie - sapinière (88%), mais aussi de hêtraie – chênaie (8%) et de hêtraie – calcaire (4%).

Localement, on observe des stations sur sols plus superficiels, à tendance sèche, plus ou moins chaudes. Ce sont des zones ou le hêtre est associé au tilleul, au pin sylvestre, au chêne rouvre et à l’alisier blanc.

Dans les parties les plus basses, le chêne et le charmes sont présents.

 

 

 

Les principales essences de la Forêt 

 

 

 

Essence

% de la surface boisée

Surface ( ha )

Hêtre

46

152

Chêne

4

13

Erable sycomore

5

16

Frêne

4

14

Divers feuillus

5

17

Total Feuillus

64

211

Sapin Pectiné

32

106

Epicéa commun

3

10

Pin sylvestre

1

3

Total Résineux

36

119

Vides

0

0

TOTAL

100

331

 

 

Le hêtre et le sapin sont des essences dominantes. A noter la part significative d’érable sycomore, de frêne et de chêne sessile.

Présence de pin en parcelles 9,14, 15,18.

 

 

 

La forêt se caractérise par 

 

 

 

 

- Un volume moyen sur pied de 309 m3/ha, nettement au dessus de la moyenne des forêts du Jura Alsacien. La forêt, issue d’une sylviculture timide, est surcapitalisée.

 

- La prédominance des peuplements en maturation et en croissance active.

 

- Un très bon potentiel de régénération naturelle, il garantit le renouvellement des peuplements. La régénération est principalement constituée par du hêtre, du sapin et de l’érable sycomore. Celle du sapin est à surveiller, son maintien exige certains travaux sylvicoles.

 

De 1995 à 2008, il a été exploité 33077 m3 soit 2362 m3/an et 7,13m3/an/ha: la récolte a concerné principalement du hêtre, du sapin et du chêne.

 

Le bois façonné est exploité en régie d’entreprise.

La destination du bois d’oeuvre feuillu est étendue sur la France et vers les marchés étrangers (Suisse, Italie, Allemagne..).

Le bois d’oeuvre résineux est vendu aux scieries locales et dans celles des départements voisins: on note une forte concurrence avec des bois résineux suisse.

Le bois de chauffage enstéré feuillu dont le marché progresse depuis 2005 est destiné aux gens du village.

Le bois d’industrie feuillu est vendu façonné en long à des professionnels du bois et est destiné principalement à du bois de chauffage.

Le bois d’industrie résineux est destiné à la pâte à papier, panneaux de particules, mais également à de nouvelles utilisations (compostage, plaquettes et pellets pour chauffage).

 

 

Etat sanitaire des peuplements 

 

 

Sapin : suivant les années on observe un dépérissement ponctuel de sapins qui « sèchent ».

En y regardant de plus près ces bois sont généralement colonisés par des scolytes. Une position altudinale basse, la faible réserve en eau du sol et l’âge des bois peuvent être des facteurs à l’origine de ces dépérissements.

 

Hêtre : les bois âgés et de gros diamètre sont susceptibles de comporter une altération du bois de cœur dite de « cœur rouge du hêtre »

Le hêtre est sensible aux coups de soleil lors de l’ouverture des peuplements.

 

Les boisements en épicéa sont très sensibles au vent, aux scolytes et au fomès.

 

Le frêne subi de plein fouet la chalarose, son avenir est compromis.

 

 

Espèces animales présentes dans la forêt 

 

 Le chat sauvage à Lutter

 

On peut rencontrer certaines espèces remarquables comme le chat sauvage, le grand corbeau, le milan royal et le pic noir.

On observe des incursions du lynx provenant du Jura suisse, ainsi que des chamois.

 

Les principales espèces chassées sont présentes : chevreuil, sanglier, quelques lièvres, quelques bécasses, pigeon, renard, blaireau.

 

La situation par rapport aux capacités d’accueil de la forêt est encore acceptable. La densité actuelle du chevreuil est un peu trop élevée ce qui entraîne des dégâts et peut influencer la composition en essences d’une régénération.

Le sapin, le chêne, le merisier, le frêne et les érables sont sensibles à l’abroutissement ou aux frottis ; le hêtre, lui, n’est pas consommé.

 

 

 

La forêt est aussi un lieu de ressourcement. Marcheurs, chercheurs de champignons, rêveurs, joueurs, cyclistes, cavaliers, y sont accueillis par une nature généreuse et des chemins agréables. Végétaux et animaux nous acceptent dans leur biotope, ne les effrayons pas, admirons-les et protégeons-les.

 

 

 

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